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21 février 2022

Aline Essombe - aessombe@lexismedia.ca

Des organismes communautaires manifestent à Amos

Les régions réclament 30 millions de dollars

Manifestation Amos

©Aline Essombe - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Quatre membres d’organismes communautaires d’Amos ont participé au mouvement de contestation lancé par le RQ-ACA.

À Amos, le mouvement de contestation lancé à l’échelle provinciale par le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA) a été suivi avec un petit happening qui, au moment de notre passage sur place, réunissait quatre représentants de différents groupes, devant le Centre Goyette Ruel. 

Le RQ-ACA a lancé ce matin (21 février) un vaste mouvement de contestation à travers la province pour réclamer 460 millions $ à Québec afin de combler les besoins des organismes. Dans la région, le Réseau a annoncé qu’une cinquantaine d’organismes communautaires y participent, à travers une grève et une campagne sous bannière, des actions qui doivent se terminer le 24 février. 

Pour Mylène Plante, agente de développement pour la Corporation de développement communautaire d’Amos (CDC Amos), agir sans manifester était la meilleure manière de faire passer son message. «Personnellement, j’ai l’impression qu’on va être mieux entendus que si on avait bloqué les rues», a-t-elle dit à ce sujet. 

Manifestation Amos

©Aline Essombe - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Mylène Plante, directrice du CDC Amos, Manon Laure, directrice de La Rescousse, Josée Brière, animatrice de l’organisme, et Luc Valcourt, chef d’équipe pour Élan, Maison des jeunes rurale.

«Personnellement, j’ai l’impression qu’on va être mieux entendus que si on avait bloqué les rues»  

Mylène Plante

 

Des besoins criants 

L’agente de développement de la CDC d’Amos a informé qu’en région, les organismes communautaires manquent de personnel, et que le manque de financement empêche d’embaucher de nouvelles personnes. 

«Pour Amos, avec la pandémie et le télétravail, les services communautaires ont été reconnus comme essentiels, mais les besoins s’accentuent, les gens sont fatigués. Les gens ont besoin d’une personne de plus, un collègue de travail. La pénurie de main-d’œuvre ne nous aide pas non plus», a-t-elle déploré, avant d’ajouter que toutes ces difficultés conduisent certains travailleurs à se mettre en congé de maladie, alors que les besoins de la population augmentent. 

Autonomie des organismes 

L’autre enjeu est de garantir l’autonomie des organismes communautaires. Puisque le gouvernement subventionne leurs mandats, il peut avoir des exigences et vouloir influer sur leur travail, a accusé le RQ-ACA. 

«Ça arrive régulièrement que, vu que c’est eux qui nous paient, ils ont tendance à dire «on veut que vous fassiez ça». Non, ce n’est pas comme ça que ça fonctionne, et la raison pour laquelle nous fonctionnons si bien, c’est qu’on va du bas vers le haut», a expliqué Mylène Plante. 

Des cartons rouges seront rassemblés et remis à la députée caquiste d’Abitibi-Ouest, Suzanne Blais, en vue de se faire entendre à l’Assemblée nationale. Des actions seront aussi portées sur les réseaux sociaux. Le mouvement provincial de contestation vise à peser sur le budget provincial 2022, attendu en mars prochain. 

Des organismes utiles à leurs communautés  

Sur la bannière installée devant le Centre Goyette Ruel à Amos, Mylène Plante, directrice du CDC Amos, Manon Laure, directrice de La Rescousse, Josée Brière, animatrice de l’organisme, et Luc Valcourt, chef d’équipe pour Élan, Maison des jeunes rurale, ont installé de petits cartons rouges sur lesquels étaient inscrites les raisons pour lesquelles les groupes communautaires sont essentiels pour les citoyens. «Me permet d’être écoutés, compris et soutenus », «me permet de socialiser», ou encore « Me permet d’acquérir des connaissances pour mieux accompagner mon/mes proches qui composent avec la maladie mentale au quotidien». Des arguments d’autant plus forts que les organismes peinent de plus en plus à répondre aux besoins des populations, selon Manon Laure. «On est vraiment utiles, on vient en aide aux gens qui en ont besoin», a-t-elle fait valoir. 

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