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16 juin 2022

Lucie Charest - lcharest@lexismedia.ca

Des délégués syndicaux de la CSN dénoncent les coupures en santé

Ils marchent dans les rues et manifestent devant l’hôpital de Ville-Marie

Félix-Antoine Lafleur, Roxanne Brassard

©Lucie Charest

Félix-Antoine Lafleur et Roxanne Brassard ont livré leurs allocutions respectives devant l’hôpital de Ville-Marie.

Des délégués des syndicats affiliés à la CSN de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec se sont rassemblés devant l’hôpital de Ville-Marie pour exiger de la direction du CISSSAT du gouvernement du Québec qu’ils prennent les mesures nécessaires pour mettre fin aux ruptures de services.

«Ce n’est pas d’hier que nous dénonçons cette situation et nous ne sommes nettement pas les seuls, a martelé le président du CCATNQ-CSN, Félix-Antoine Lafleur. Pourtant, malgré les appels de presque tous les acteurs du réseau de la santé, des milieux politiques locaux, des lieux d’affaires et surtout des citoyennes et citoyens, les ruptures de service continuent de s’accumuler au calendrier. Qu’est-ce que les décideurs du CISSS-AT et du ministère de la Santé attendent encore pour mettre en place des solutions permanentes aux problèmes de ruptures de services.»

Plan de contingence et main-d’œuvre indépendante

La manifestation s’est déroulée à Ville-Marie, quelques heures à peine avant que le CISSSAT ne divulgue son plan de contingence pour la saison estivale. Selon le président Lafleur, le gouvernement et le CISSSAT sont les instigateurs des problèmes qu’ils tentent de résoudre soit en faisant appel à de la main-d’œuvre indépendante ou en coupant les services à la population.

«Un réseau en santé ne peut pas dépendre de la main-d’œuvre provenant des agences privées de placement. De bonnes conditions de travail, une gestion à l’échelle humaine et un salaire compétitif pour les travailleuses et travailleurs du réseau public, voilà la recette du succès», a réitéré Roxanne Brassard, vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN pour l’Abitibi-Témiscamingue et le Nord-du-Québec.

 

Coupures de services vs prolifération de patients

Selon les représentants du CCATNQ-CSN, non seulement, les autorités peinent à régler les problèmes qu’elles créent, mais elles en ajoutent. En ce sens, le ministère de la Santé vient jeter un autre pavé dans la mare avec son annonce de conversion des horaires de faction en horaires dits «Coreflex» en regard du manque de paramédics toujours criant dans la région.

«L’hôpital de Ville-Marie où nous manifestons aujourd’hui verra potentiellement son volume de patients augmenter avec la fermeture de nuit de l’urgence de Témiscaming-Kipawa pour encore plusieurs mois, a décrié Félix-Antoine Lafleur. Cela force les patients à faire près d’une heure de route supplémentaire afin d’être pris en charge. C’est un autre exemple malheureux du désengagement de l’état envers notre région. Il est plus que temps que nos populations cessent d’être traités comme des citoyens de seconde zone.»

Manifestation santé CSN

©Lucie Charest

Plusieurs dizaines de délégués syndicaux ont investi la rue Notre-Dame-de-Lourdes pour se rendre du Centre Frère-Moffet où se tenait leur congrès à l’hôpital de Ville-Marie afin de dénoncer les coupures de service en santé.

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