Carrières dans votre région Guide resto Avis de décèsÉdition Électronique Rabaischocs.com

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Santé

Retour

06 juillet 2022

Ian-Thomas Bélanger - itbelanger@lexismedia.ca

Étude sur l’arsenic dans l’air à Rouyn-Noranda

« D’assumer aujourd’hui que ces écarts-là seraient dus aux émissions, serait une erreur grave, et serait invraisemblable. » - Luc Boileau, directeur de la Santé publique du Québec

Arsenic à Rouyn-Noranda

©Le Citoyen - Ian-Thomas Bélanger

Le directeur de la Santé publique du Québec, Luc Boileau (au centre), a rencontré les journalistes lors d'un point de presse tenu à Rouyn-Noranda.

Les émanations actuelles d’arsenic dans l’air à Rouyn-Noranda représenteraient environ de 1 à 14 cas de cancers supplémentaires sur une période de 70 ans pour les citoyens du périmètre urbain. 

L’INSPQ a basé ses observations sur des données fournies par l’OMS, les états du Texas et de la Californie, Santé Canada ainsi que l’Agence de protection environnementale des États-Unis. Ces données ont été recueillies chez les travailleurs d’autres fonderies et comparées avec les données recueillies à Rouyn-Noranda. Selon l’étude, les résidents de Rouyn-Noranda présentent un taux de cancer légèrement plus élevé que la moyenne qui serait dûs aux émissions d’arsenic émis par la fonderie Horne.  « En tout, on parle de 1 à 14 cas de cancers supplémentaires sur 70 ans, soit l’exposition à des normes plus élevées pendant une vie complète », a confirmé le directeur de la santé publique du Québec, Luc Boileau, en citant les résultats de l’étude. Toutefois, le document précise que plus des mesures d’atténuation sont implantées rapidement, plus les chances de faire baisser les cas de cancers sont grandes.  

D’autres études à effectuer 

En conférence de presse, le directeur de la santé publique du Québec, Luc Boileau, a confirmé que d’autres données seront recueillies, et ce, rapidement afin d’avoir un portrait encore plus précis de la situation sur l’arsenic. Rappelons que dans les années ‘80, les émissions d’arsenic atteignaient jusqu’au 1 000 ng par mètre cube, un taux largement plus élevé que les émissions actuelles qui atteignent jusqu’à 100 ng par mètre cube. Par ailleurs, aujourd’hui la norme québécoise est de 3 ng par mètre cube. Cet écart, en lien avec l’exposition à de très hauts taux d’arsenic (1980-2018) pourrait expliquer l’incidence sur le taux de cancer plus élevé à Rouyn-Noranda. Ces données iront plus loin que les impacts de l’arsenic sur les cas de cancer et comprendront également les incidences d’autres maladies associées aux métaux lourds. « Les taux actuels d’émissions d’arsenic à Rouyn-Noranda sont intolérables. Il faut absolument trouver une solution pour éviter une augmentation des cas de cancers à Rouyn-Noranda », a commenté Luc Boileau. La Santé publique régionale et provinciale se donne jusqu’au mois de septembre pour recueillir de nouvelles données susceptibles de bonifier les connaissances actuelles dans le dossier. 

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média