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14 septembre 2022

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Comment faciliter l'intégration des nouveaux arrivants au sein d'équipes de travail?

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CISSSAT

©Photo gracieuseté

Avoir un travail dans lequel on se sent compétent grâce à la reconnaissance de nos collègues et nos supérieurs hiérarchiques fait toute une différence pour faire face aux nombreux défis d’intégration à un environnement de travail. Sans venir d’un autre pays, vous l’avez peut-être déjà vécu en commençant un nouveau travail ou en assumant de nouvelles responsabilités. Et ce sentiment devient encore plus vital lorsqu’on s’expatrie pour venir travailler au Centre intégré de santé et de service sociaux (CISSS) de l’Abitibi-Témiscamingue. 

On aura beau dire que l’Abitibi-Témiscamingue est un milieu où il fait bon vivre, mais une expérience enrichissante dans un nouveau milieu de travail a un impact sur la rétention de la main-d’œuvre. Le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue est l’un des plus gros employeurs de la région. Les personnes qui s’expatrient se greffent donc à une équipe de plus de 6 000 employés et plus de 300 médecins. C’est presque qu’une petite ville, répartie sur un territoire de 57 308 km2, dont les quartiers seraient les nombreuses spécialités et installations de l’organisation. 

L’intégration dans ces nouvelles réalités professionnelles demande beaucoup d’adaptation tant pour l’équipe interne que pour la personne expatriée qui commence un emploi au CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue. Que ce soit en soins infirmiers, en médecine, en travail social, dans le domaine de la psychologie, en informatique, inhalothérapie, technique en radio-oncologie et dans bien d’autres fonctions, chaque spécialité et chaque lieu de provenance des nouveaux employés requière une approche qui favorise une compréhension mutuelle. 

C’est en février 2017 qu’Anne-Sophie Moiroux s’est jointe à l’équipe du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue. À titre d’infirmière expatriée de la France, elle a fait face à une organisation du travail et à un vocabulaire bien différents. Grâce à l’esprit d’équipe, elle a relevé le défi et s’est bien adaptée. « Les gens sont curieux de nos pratiques françaises ainsi que de notre culture. Ils nous aident vraiment très volontiers dans notre intégration québécoise. C’est vraiment un gros plus », précise-t-elle.  

Isabelle Truchon, Chef de service du Bloc opératoire à l’Hôpital de Val-d’Or, CDJ, URDM et endoscopie à la Direction générale adjointe du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue, est heureuse d’avoir accueilli Anne-Sophie Moiroux : « C’est tellement enrichissant de l’avoir dans notre équipe. Elle est un atout pour nous ». Elle souligne également que l’accompagnement des ressources humaines et de l’équipe d’attractivité est essentiel pour les gestionnaires. « Je suis tellement contente qu’on ait un accompagnement dans l’organisation, parce que le processus d’immigration est long et complexe. Ça facilite notre travail d’intégration dans nos équipes. Quand les nouvelles personnes sont bien intégrées, elles font le choix de rester. Il faut s’assurer de bien les accompagner », précise-t-elle. Il ne fait aucun doute pour Isabelle que l’immigration est une belle voie de recrutement.  

Cette approche d’intégration facilitante et d’ouverture, Richar Jimenez Cardenas, physiothérapeute dans la MRC de la Vallée-de-l’Or l’a également vécu. « Il y a beaucoup de différences dans l’organisation des services. Heureusement, je suis toujours collé à mes gestionnaires ou mes collègues pour m’orienter. Ils sont disponibles pour répondre à mes questions ».  

Il explique également qu’il y a des différences sur le plan hiérarchique avec son pays d’origine, la Colombie. « Ici, c’est particulier, la culture québécoise fait que c’est plus convivial, on discute plus. On peut prendre le téléphone et parler directement avec le directeur de service. Au CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue, on se connait tous. C’est plus facile d’interpeller son collègue pour lui demander son avis. Travailler en multidisciplinarité, je le fais tous les jours avec les médecins, ergothérapeutes, nutritionnistes et le personnel en soins infirmier, alors les cas avancent plus vite ».  

Un bel exemple d’intégration en douceur : L’AEC 

Le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue a mis en place une équipe en attractivité de la main-d’œuvre qui travaille à des solutions novatrices pour intéresser des gens à s’établir en sol témiscabitibien. Anne-Sophie Delommez et Caroline Baribeau-Careau, conseillères en recrutement international pour le CISSS travaillent avec l’équipe des ressources humaines et avec les collaborateurs externes pour l’intégration des nouveaux employés. 

L’un des projets novateurs est le programme d’attestation étude collégiale (AEC) piloté régionalement par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Abitibi-Témiscamingue, le CÉGEP de l’Abitibi-Témiscamingue et le Ministère de l’Immigration, Francisation et Intégration Québec en collaboration avec les partenaires locaux. Le programme AEC étudiants internationaux s’adresse aux personnes formées en soins infirmiers à l’international en vue d’exercer cette profession au Québec et qui proviennent de l’Algérie, du Cameroun, de l’île Maurice, du Maroc, de la Tunisie ainsi que d’autres pays. 

Ce projet permet ainsi de recruter environ 80 personnes dont une quarantaine arrive à l’automne 2022 et en 2023. Cette formation d’appoint d’environ neuf mois permet l’obtention de l’attestation d’études collégiales (AEC) pour une intégration à la profession infirmière du Québec. Ces nouvelles « recrues » seront ainsi, invitées à poursuivre le processus commençant par une demande auprès de l’organisme qui régit la profession au Québec, soit l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ). 

« Durant leurs études, nous allons offrir aux personnes la possibilité de travailler à titre de préposé aux bénéficiaires. En fait, c’est une solution gagnante pour tous puisque le CISSS est en manque de personnel pour ce titre d’emploi. En ce qui concerne l’intégration, ça favorise une meilleure adaptation pour l’ensemble du personnel et des nouvelles recrues. Avec cette approche inclusive, elle permet ainsi cette compréhension mutuelle sur de nouvelles réalités de l’organisation du travail » souligne Vincent Béland, Chef de service – Attraction de main-d’œuvre de la Direction des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue.  

L’AEC n’est qu’un des projets parmi tant d’autres. Dans les prochaines années, de nombreuses actions seront mises de l’avant par le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue et ses partenaires. Il faut se rappeler que ces expatriés prennent part à la vitalité de nos collectivités et des équipes de travail du CISSS. Ils s’engagent à maintenir, améliorer et restaurer la santé et le bien-être de la population de l’Abitibi-Témiscamingue tout en contribuant au développement social et économique de la région. 

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