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15 janvier 2020

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Sayona précise ses projets avec NA Lithium

L’entreprise investirait 110 M $ à La Corne

Sayona Guy Laliberté

©Martin Guindon - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Guy Laliberté, chef de la direction de Sayona Québec.

Si son offre d’acquérir la mine North American Lithium à La Corne est retenue au cours des prochains mois, Sayona Québec entend y injecter 110 M $ à moyen terme en vue d’en faire le noyau de la plateforme lithium qu’elle souhaite établir dans la région.

Devant l’Institut canadien des mines, le 14 janvier à Amos, le chef de la direction Guy Laliberté a d’abord présenté l’entreprise et son projet Authier à La Motte, pour lequel l’étude d’impact environnemental et technique doit être déposée au plus tard au 21 février (au lieu du 21 janvier), nouvelle échéance entérinée par le tribunal le 16 janvier. Puis, il a précisé les intentions de la société engagée dans le processus légal visant à trouver de nouveaux investisseurs pour relancer la mine de La Corne, processus qui se termine cette semaine. Bien que le projet Authier soit rentable sous sa forme actuelle, Sayona voit dans cette acquisition une pièce maîtresse dans son ambition de créer une plateforme lithium en Abitibi-Témiscamingue.

«Selon nous, le problème fondamental du site North American Lithium, c’est la qualité du gisement et la difficulté à séparer le lithium. Notre objectif, c’est d’y transporter une partie du minerai de qualité d’Authier et de le transformer sur un concentrateur optimisé. Il s’agit d’une opération de transport additionnelle, mais celle-ci serait carboneutre. Les véhicules seront électriques ou à l’hydrogène. Nous étudions ces options-là avec la société Carboniq pour réduire notre empreinte», a fait valoir M. Laliberté.

«Ni plus ni moins, le site Authier va devenir comme une carrière» - Guy Laliberté

Trois mines, un concentrateur

Advenant que son offre soit acceptée, Sayona Québec propose de réembaucher progressivement la majorité des ex-employés de NA Lithium, de régulariser les permis, d’investir 50 M $ pour rendre les installations environnementalement conformes et rentables puis de faire passer la production quotidienne de 3900 à 4200 tonnes de minerai. Si le potentiel de son projet Tansim au Témiscamingue devait s’avérer, elle pourrait éventuelle augmenter cette production à 6000 voire 8000 tonnes par jour. À moyen terme, Sayona investirait 60 M $ additionnels pour la modification des installations de stockage et de traitement des eaux. La vie utile des deux installations regroupées serait d’au moins 23 ans.

Puisqu’il ne se ferait alors plus que de l’extraction et du concassage primaire au site Authier, le projet serait amendé en conséquence. «Ce serait un premier pas dans la création réelle d’un hub lithium, qui regrouperait trois mines (Authier, North American Lithium et Tansim) et un concentrateur (North American Lithium). La première étape serait de produire du spodumène d’une façon efficace et rentable. Ensuite, on envisagera de produire du carbonate de lithium, et ensuite, on envisagera la production de batteries. On veut y aller étape par étape», a indiqué Guy Laliberté.

Sayona Serge Rouillier

©Martin Guindon - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Serge Rouillier, directeur du développement durable de Sayona Québec.

Encore des inquiétudes

Des citoyens ont à nouveau exprimé de vives inquiétudes face au projet Authier, lors de la période de questions. Certains ont évoqué les difficultés financières de Nemaska Lithium et de North American Lithium. Ils ont aussi déploré les impacts appréhendés du projet sur les milieux humides et sur l’esker Saint-Mathieu-Berry. D’ailleurs, la question des claims que détient Sayona au nord du projet Authier, a été ramenée par des opposants qui y voient une volonté de l’entreprise d’étendre son projet jusque sur l’esker.

Guy Laliberté et Serge Rouillier, directeur du développement durable, ont assuré que Sayona n’avait aucunement l’intention développer le projet Authier au-delà des limites définies dans les demandes actuelles de permis. L’engagement à cet effet serait signé des dirigeants actuels. «C’est écrit noir sur blanc dans l’étude d’impact. Claim pas claim, Sayona s’engage à ne pas développer son projet vers l’esker. Les dirigeants ont donné fermement leurs intentions. On a pris des engagements signés, on ne pourra pas dédire ça. Vous dites que vous avez peur qu’il y ait un développement de la fosse du côté nord-est, nous on dit qu’on a signé qu’il n’y en aura pas», a insisté Serge Rouillier.

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